vie

Je dois en parler… pour faire sortir le méchant…Le renouveau!

Voilà la suite tant attendue! Comment va la Miss? Je ne vous ferai pas attendre trop longtemps. Pour vous remettre en contexte, je vous envoie dans le passé, pas si lointain, pour lire ou relire le commencement et la suite.

À 36 ans, j’ai pris la décision de me faire enlever l’utérus pour empêcher la maladie de se nicher en l’intérieur de moi. J’ai peut-être eu l’air de la fille qui savait très bien ce qu’elle faisait. Je me vois en parler avec la tête haute, forte et optimiste de ce qui va arriver dans ma vie. Il n’a rien là! Qui j’essayais de convaincre en disant ça? Vous? Mes enfants? Ma famille? Moi?

Ce que je ne disais pas, ça m’effrayait au plus haut point. Comment mon corps allait réagir? Est-ce que je vais devoir faire attention à moi? Est-ce que je vais retrouver une vie sexuelle aussi épanouissante? Et surtout, est-ce que je prends la bonne décision?

Disons que je ne sautais pas de joie pour retourner sous le bistouri de mon cher médecin. C’était un mal nécessaire pour ne plus craindre une maladie vicieuse.

Il n’a rien là!
Ça donne 2 mois de congé!
Tu seras en vacances!!
C’est comme une césarienne!

Bien oui! Arrête de te plaindre, c’est pour ta santé ma chouette! Sauf que moi, je n’ai jamais eu de césarienne et  jamais été en maladie. Pis mon corps, lui? Il ne peut pas avoir de répit. Pis mon esprit, lui? Il ne peut pas prendre de pause!

Alors, le 9 avril à 6hres30, j’attendais pour mon intervention. J’étais plutôt calme, mais en dedans c’était autre chose. Bref, tout s’est bien déroulé, excepté le réveil. OMG! Le mélange de l’anesthésie et la morphine, ce n’est pas pour moi! J’ai vomi, vomi et vomi. Aussi, j’ai dormi, dormi et dormi. Plus tard dans la journée, je ne voulais plus de morphine. Même le gravol en intraveineuse ne faisait pas la job! J’ai décidé de tolérer la douleur.

Mon petit séjour à l’hôpital s’est bien passé. Sincèrement, les infirmières sont tellement gentilles. Même Alexandre, le petit stagiaire en soins infirmiers, m’a fait la morale ( je devais manger et je ne mangeais pas) et il a fini par enlever mon cathéter (joie). Il m’a bien fait rire. J’ai même vu une facette de mon médecin qui m’a fait rire. Mais, lorsqu’on m’a dit tu peux partir, j’étais assez prête ( ça faisait 1 heure que j’avais enlevé ma super jaquette et j’attendais avec ma valise).

3 jours après ma sortie de l’hôpital, je voulais tant aller au Salon du Livre pour voir Marie-Eve Lamontagne. Je suis allée! Je suis restée 15 minutes au Salon et après j’ai resté tranquille.

Par la suite, j’allais maintenant amorcer l’autre partie… la convalescence! Il fallait m’attacher!! Ma petite sœur est venue m’aider… plutôt me surveiller. Je vous le jure que j’essayais de ne rien faire. En plus, pour couronner le tout, ma fille se fait une entorse à la cheville deux jours après ma sortie. Imaginez-moi qui essaie de l’aider avec une cicatrice brochée! J’avais l’air de la mère indigne!! Bof!! Je n’ai vraiment pas fait attention à ce qu’on pense de moi. Cependant, on m’a dit souvent:

-Qu’est-ce que tu fais là? Tu devrais te reposer!

Ce n’est pas parce que je suis en arrêt que mon rôle de maman s’arrête. J’ai respecté mes limitations, en faisant petit peu par petit peu. Ne vous inquiétez pas, je déléguais sans m’obstiner le lave-vaisselle. Ma première semaine, je l’ai vraiment pris pour me remettre sur pied.

Par la suite, je me suis établie une routine. Pendant 2 mois, je vais investir mon temps dans mon blogue. J’ai toujours voulu avoir ce temps et l’univers me l’a envoyé. Je n’ai pas voulu comme ça, mais je vais le prendre pareil.

Enfin, je vais pouvoir écrire dans le jour, sans les enfants qui crient à côté. Enfin, je vais pouvoir aller aux déjeuners de réseautages que je voulais tant aller. Enfin! Je me suis mise à planifier. Du jamais vu!

Ça a paru que j’étais plus active dans les réseaux sociaux et ça m’a ouvert des portes. J’ai eu de belles collaborations et jai rencontré des gens formidables. J’ai appris à être la Miss et à en être fière. Ça a aussi paru! Je me sentais bien. Je crois que le fait que je me suis occupée à développer mon blogue, ça m’a aidé dans mon cheminement.

Lors de l’émission de radio Les Différents… que j’ai eu le plaisir d’être la co-animatrice de Mélanie Fleurent.

Il me reste maintenant 1 semaine avant mon retour à ma « vraie job ». Je n’ai pas le goût de perdre ma liberté que je me suis donnée en me réalisant. Ça me rend triste. Mais, je crois que c’est normal que mon cœur commence à se faire entendre. Je ne délaisserai pas Miss. Je sais que je vais travailler dessus comme avant: soirs et week-ends et j’en tirerai les mêmes bénéfices.

 Miss fait partie de ma vie.

Merci à l’univers de m’avoir ouvert les yeux sur ma Miss. Pendant ces 2 mois, j’ai connecté avec moi et maintenant, je peux enfin l’affirmer que j’ai trouvé mon X.

J’ai grandi depuis l’annonce de mon pré-cancer à aujourd’hui.

 

Par Miss Simplicité

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