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Je dois en parler… pour faire sortir le méchant… La suite!

Voulez-vous savoir la suite? Je vous avais publié un premier texte sur ce que j’avais (cliquer ici pour le lire ou le relire). Maintenant, je me sens prête pour vous en parler. Je vous rassure, elle n’est pas dramatique, alors rangez la boîte de mouchoirs.C’est en février, plus précisément le 2 février, j’ai eu une conisation. On m’a enlevé une partie de mon col de l’utérus, où il y avait les lésions précancéreuses (c’est un adénocarcinome que j’avais). J’étais angoissée, car c’était ma première opération sérieuse. À force d’en parler, j’ai réalisé, que chez les femmes, c’est plus courant qu’on pense et que tout s’enlève sans problème. C’est encourageant!

Alors, revenons au matin du 2 février, où je ne disais pas un mot à cause du stress et de ne pas savoir comment j’allais réagir à l’anesthésie générale. Tout s’est bien passé, mais dans ma tête tout était confus. Le fait de ne pas savoir ce qu’il s’est passé dans la salle d’opération me laissait perplexe. Moi, qui a l’habitude de tout contrôler, j’ai perdu un bout. Disons que j’avais pas très faim pour manger mon petit jell-O.

J’ai eu comme convalescence: une semaine en arrêt complet et trois semaines en travaux légers au boulot. Il ne fallait pas que je lève plus de 10 lbs et être tranquille (zéro activités physiques et sexe compris). Ok!! La première semaine, ça a été simple, je ne me surchargeais pas, j’acceptais de ne pas aider et j’étais assez débrouillarde pour diminuer mes charges.

Comme ma semaine s’est bien déroulée, j’allais entamer la suite à mon travail; comme éducatrice en CPE. Au début, on était supposé me mettre au bureau, mais on m’a envoyé dans mon groupe avec de l’aide pour effectuer certaines tâches. Je me suis dit que tout s’est bien passé la première semaine, alors je croyais être capable de faire ce qu’on m’a proposé. À la deuxième journée; je suis partie en hémorragie. Ça ne marchait pas! Je suis allée à la maison me reposer et j’ai pris conscience que je dois accepter de faire plus que le minimum. Le lendemain, je suis allée dire à mes employeurs que je ne peux pas faire mon rôle d’éducatrice. De plus, je suis allée voir mon médecin pour qu’il précise travaux légers et qu’il m’examine.

Mes employeurs ont dû revoir mes tâches pour les dernières semaines et j’ai été dans le bureau en faisant des projets pour mes collègues. J’ai fini ma convalescence en respectant mes limitations et j’ai vu mon équipe de travail d’un autre œil. Mes collègues venaient se confier à moi, je prenais le temps de les écouter et je voyais la différence que j’apportais dans leur journée. Je me suis sentie à ma place et j’avais une confiance en moi X1000. Ça m’a fait du bien, après tout les émotions que j’ai ressentis depuis l’appel de mon médecin un vendredi soir de novembre.

Mais, l’histoire n’est pas finie! La semaine passée, précisément le 20 mars, c’était mon rendez-vous post-opératoire. J’étais confiante de mon état, je me sentais en pleine forme et j’avais reçu un message du médecin qui me disait bonnes nouvelles. Alors, pas stressée, mais je sais que je devais donner ma réponse pour une grande décision. Vous vous demandez c’est quoi? Ça s’en vient.

Les bonnes nouvelles étaient que mes lésions n’étaient pas cancéreuses (Oh yeah) et ont été toutes enlevées (Yes). Mais, je dois choisir entre deux possibilités pour la suite:

  • Si je veux des enfants, je dois aux 6 mois aller le voir et j’aurai un grattage pour savoir si c’est revenu, parce qu’il a des fortes chances que cela revient, mais quand? Dans 5-10-15 ans?
  • Si je ne veux plus d’enfants, je suis éligible pour me faire enlever l’utérus, mais on conserve mes ovaires.

Depuis février, je savais que j’avais cette décision à prendre et j’ai opté pour la deuxième. Ma famille est finie depuis un bout et je ne veux pas vivre dans le stress constant de savoir si c’est revenu. Alors, go for it! Mais, je suis quand même angoissée, comment mon corps va réagir? Je vais en savoir plus, lors de mon rendez-vous pour mon opération qui aura lieu ce mois-ci.

Cependant, depuis que je sais que j’aurais l’opération à la mi-avril, ça me fait c****! Mon médecin ne veut pas attendre trop longtemps, mais moi je ne suis pas prête. J’ai tellement de projets prévus pour avril et ça vient de me mettre un frein.

Je peux vous dire que la semaine dernière, j’ai essayé d’accepter. Mais, c’est pas facile!! J’ai peu de temps pour tout régler avant de faire le minimum encore une fois. Je sais que je suis bien entourée, mais c’est dur pour une femme comme moi, indépendante de perdre de l’autonomie pour une plus longue durée cette fois-ci.

Pour le moment, je sais que c’est ma décision, mais j’ai le droit de prendre le temps qu’il faut pour l’assumer.

À suivre…

Par Miss Simplicité

*Photo à la une du texte a été prise par Imaj Photographie*

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