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Il était une fois.. en 2020

Texte de: Pascale Pellemans

Au début, j’étais zen, tout en étant prudente… Je me disais que je le lui devais, mais qu’au fond, il n’y avait pas grand risque… Que c’était plus les autres, en dehors de nos frontières, qui étaient touchés !

Puis, peu à peu, la peur s’est insinuée en moi… La peur et cette angoisse… Parce que là, c’était rendu de notre côté. D’accord au début les gens n’en mourraient pas… Au début… Puis il y a eu un premier décès, et un autre… Là, ma peur est devenue terreur!

Est-ce que j’avais peur pour moi, pour mes enfants? Pas tant… Nous avons tous un bon système et, même si la maladie nous attrapait, je sais que nos chances d’en ressortir étaient probablement bonnes. Mais pas pour lui! Non pas pour un homme double greffé depuis près de 7 ans et donc, immunosupprimé. Rapidement il a arrêté de sortir de la maison, se confinant, tel que prescrit par nos autorités…

Il n’y avait plus que moi qui sortais… Moi qui risquais littéralement sa vie en allant faire l’épicerie essentielle. Parce que je sais que, si je choppais ce virus et que je lui rapportais, lui, il ne survivrait pas comme nous. Alors on a arrêté de se toucher, de s’embrasser. Oui, je pouvais frôler mon mari au travers nos vêtements, lui parler, lui dire à quel point il est important pour moi, mais non, nous ne nous autorisions plus le droit aux contacts physiques.

Incroyable… J’étais terrifiée en permanence! Je dormais très mal puisque je pensais à ce satané virus à toute heure du jour et de la nuit. C’en est arrivé à un point où, il me restait une solution dans ma manche : consulter Rita, ma coach en Programmation NeuroLinguistique. J’ai donc pris rendez-vous avec elle.

Au début on a beaucoup parlé, en fait, j’ai parlé et elle m’a posé des questions pour bien définir où j’en étais et m’aider à réaliser que ma peur avait aussi quelque chose de positif à me dire. Puis, cette coach en or m’a guidé dans une technique bien à elle et m’a apporté une paix dont j’avais réellement besoin à ce moment-là. Ai-je pleuré? Oui! Suis-je faible pour autant? Pas du tout!

Oui, je sais, au fond de moi, que ça va bien aller. Oui je veux y croire. Mais cette terreur est bien présente, chaque minute de chaque jour. Devrais-je la chasser? Je ne le crois pas. Elle a une bonne intention cette peur, cette angoisse. Elle me rappelle que, quoi que je fasse, dès que je sors de la maison, je dois me protéger pour nous protéger tous!

Cette peur, grâce à l’aide de ma coach PNL, je l’ai apprivoisée. J’ai réalisé que c’est ainsi que je serai toujours aux aguets et que, pour moi, c’est important de protéger ceux que j’aime, ma famille, mais surtout mon mari. Du même coup, je protège aussi ma mère, en n’allant pas la voir, elle qui souffre de problèmes respiratoires.

Au début, je trouvais que les gens viraient fou avec cette maladie… Je me pensais à l’abri… Maintenant, je colorie des arcs-en-ciel que je mets dans mes fenêtres avec celles des enfants, je prends des marches avec eux où on compte ces fameux arcs-en-ciel et, tous les soirs, à 20 h 30, on flashe les lumières!

Par Pascale Pellemans

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