tranche de vie

Un enfant malade et une maman folle

Je ne sais pas pourquoi j’en perds mes moyens lorsqu’un de mes petits cocos est malade. Et quand je vous dis que je perds mes moyens, je ne perds pas seulement ça. Oh que non! Je perds la tête!! Je vire folle complètement. Dès qu’il y a de la fièvre, je n’en dors plus. Je surveille sans arrêt la température. Je vous rassure que je ne passe pas mon temps avec le thermomètre sur moi ( il n’y a pas de poches sur des leggings). Je vérifie en lui donnant un bisou sur le front, pour déterminer s’il est encore chaud. La nuit, je dors sur une oreille et je vais faire des tours souvent. Lorsque tout est sous contrôle, là je me permets de lâcher-prise. Mais (il a toujours un mais) je restes quand même en alerte, on ne sait jamais ce qu’il peut arriver: le retour de la vilaine fièvre ou le début d’un autre virus.

Lorsque mon enfant vomit sa vie, je suis la maniaque qui me lave les mains à la moindre occasion. Je me les lave tellement de fois, que j’en deviens gercée ( ce n’est pas une blague). J’exige que toute la maisonnée doit obligatoirement se laver les mains aujourd’hui et c’est non négociable. Je ne veux pas me taper un autre membre de la famille malade, je suis déjà folle pour un, imaginez une deuxième victime dans la maison. Puis, je nettoie la maison à fond. Je lave toutes les poignées de portes, interrupteurs, literie du malade et … rendu là… je fais le ménage au complet. Je peux même laver la toilette après chaque passage du malade. Vous voyez le genre!!  Lorsque mes enfants étaient plus petits, j’allais même laver les jouets ( vive le lave-vaisselle).  J’ai adopté les lingettes Lysol, je sais que ce n’est pas écologiques, mais tellement utiles.

Pauvre coco qui a la gastro, je lui fais la diète du malade. Oui, je fais de la soupe aux nouilles, je m’assure qu’il boit souvent d’eau en petite quantité, congé de produits laitiers et pas de cochonneries. Je ne vais pas jusqu’à noter la quantité qu’ils ont mangé… hum! Je n’avais pas pensé de faire ça! Bref, je surveille que mon coco a de quoi dans l’estomac, pour qu’il reprenne des forces. Je ne vais même pas au travail, si je vois qu’il n’a pas assez mangé ou qu’il est encore faible.

Je suis vraiment sur le qui-vive. Je ne mange même pas, je stresse, je passe mon temps à lui demander comme il va, j’appelle ma mère pour des conseils, j’ai sa carte d’assurance-maladie proche, je me mets à faire des hypothèses sur la cause, je fais des recherches sur Wikipédia et je me convaincs de ne pas prendre rendez-vous à la clinique ( celui-là, j’ai de la misère à ne pas le faire). Je vire folle!! La plupart du temps, il n’y a rien de grave.

Sûrement que je veux que mes enfants soient toujours en bonne santé. Je suis chanceuse qu’ils n’ont pas de problèmes de santé graves. Je ne peux pas avoir le dessus avec toutes les microbes qu’il y a. Il faut que mes enfants fassent leur système immunitaire. Je dois arrêter de paniquer! Sauf, que c’est plus fort que moi.

Je suis sûre quand ils vont avoir 30 ans, ils vont m’appeler pour dire qu’ils se sentent pas bien.  Ils n’auront pas le temps de déposer leur téléphone que je serai à leur porte avec mes torchons, mes produits et ma folie des microbes.

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Par Miss Simplicité

 

 

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