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Se séparer… différemment

Par: Marie-Lou Noël

Il y a plus de 3 mois, j’ai pris la décision de me séparer. Les raisons de ma séparation resteront personnelles et ce n’est pas l’objet de cet article. J’ai la chance d’avoir un ex-conjoint extraordinaire et compréhensif. Je réalise que ce n’est pas la situation de tout le monde, mais je souhaitais tout de même vous parler de notre séparation. Pour donner de l’espoir. Pour montrer que les choses peuvent se passer autrement. Pour montrer qu’une séparation n’a pas besoin d’être une déclaration de guerre.

La première chose qui nous a permis d’avoir une séparation assez harmonieuse a été de communiquer… beaucoup. Nous avons eu beaucoup de discussions. Chacun a pu s’exprimer et poser les questions qu’il voulait. On a haussé le ton, on a pleuré ensemble, on a négocié, on a ri. Mais il n’y a pas eu de non-dits qui ont obscurci notre cheminement. Est-ce qu’on a toujours bien communiqué? Absolument pas! Mais on a fait notre mieux pour rester à l’écoute de l’autre dans cette épreuve.

Avec les discussions, que nous avions, une chose est ressortie qui nous a semblé impossible, parce que ça ne se voit pas vraiment, mais c’était note souhait. Nous avons décidé de continuer d’habiter ensemble. Premièrement, parce qu’on avait envie de continuer de voir les enfants à temps plein tous les deux. Aussi, parce que les enfants n’avaient pas envie de se promener entre 2 maisons. Il y a bien sûr les raisons économiques qui ont aidé à faire ce choix. Une autre raison qui a beaucoup pesé est le fait que nous soyons de très bons amis. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus d’amour que l’amitié doit disparaître aussi. Avec une grosse dose d’humilité et de maturité, nous avons donc décidé de cohabiter et de simplement faire chambre à part.

Est-ce que c’est facile tous les jours de vivre avec son ex?

Vraiment pas! Nous avons encore besoin d’ajustements par moment. Il nous arrive de nous chicaner. Mais ça fait partie de la vie en communauté. Que ça soit en couple, en famille ou avec des colocataires. Je crois qu’il ne faut pas voir les problèmes individuellement, mais regarder le grand portrait. Est-ce que la situation nous convient à tous les deux et aux enfants? Oui alors c’est tout ce qui importe.

Je suis très choyée de pouvoir vivre ce genre de situation. Je conviens que c’est peu conventionnel, mais ça fait notre bonheur. Nous restons les meilleurs amis du monde et les enfants peuvent profiter de leurs deux parents. Cette décision vient avec son lot de jugements et de justifications. Par contre, si vous avez envie de faire un choix de vie qui vous ressemble, osez même s’il n’est pas conventionnel!

Par: Marie-Lou Noël

 

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