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Pourquoi je t’ai laissé partir?

Par Marie-Lou Noël

Dans la vie, on a deux choix : soit on s’accroche, on s’acharne et on continue de souffrir ou on laisse aller et on souffre sur le coup mais on peut déjà aller sur le chemin de la guérison. J’ai fait le deuxième choix. Pour moi, mais aussi pour toi. Pour ne pas te retenir et t’empêcher d’aller de l’avant. Ma démarche a été émotionnelle et pénible et j’ai beaucoup appris sur moi. Mais je m’étais promis qu’au moment de te laisser partir, je ne te retiendrais pas.

Revenons dans le temps pour comprendre mon choix. Lorsque tu as reçu ton diagnostic, j’étais pétrifiée. J’avais peur de te perdre et de me perdre dans le processus. Mon réflexe a tout de suite été d’aller consulter. J’ai pris le temps de faire mes recherches et je me suis rendu compte que le chemin habituel ne me conviendrait probablement pas. J’ai donc trouvé un thérapeute spirituel qui allait me guider à travers ce revers de la vie par le massage, la méditation et la spiritualité.

J’ai eu à réfléchir lors de mes rencontres et ma vision de la vie, de la mort et de la spiritualité ont changé. J’ai découvert un monde où la souffrance pouvait être atténuée… en lâchant prise et en acceptant notre situation. Ça n’a pas été facile mais j’ai travaillé fort de mon côté en me posant beaucoup de questions, en laissant sortir mes émotions (lire : en braillant ma vie souvent) et en méditant beaucoup. En me découvrant, j’ai compris pourquoi je devais te laisser partir, sans te retenir, que ce soit maintenant ou plus tard. Je ne partagerai pas mes raisons dans cet article car c’est un cheminement bien personnel et chaque personne a ses raisons.

Pendant près d’un an, je me suis préparé à ton départ. J’étais solide pour continuer ma vie sans toi. Pas parce que je ne te voulais plus dans ma vie, mais parce qu’il était temps pour toi de partir. Bien sûr, ton départ m’a fait mal. L’expérience la plus douloureuse de ma vie, en fait. J’ai par contre été capable de voir ta souffrance et d’accepter que pour ne plus souffrir, tu devais partir. J’ai tenu ma promesse et je t’ai laissé partir sans te retenir.

Le processus de deuil se fait plus facile lorsqu’on y est préparé. Pas s’y préparer pour être content du départ. Juste assez préparé pour l’accepter. Parce que lorsqu’on s’accroche, le départ se produit tout de même et on souffre beaucoup plus. Go with the flow. Même si ça te fait mal. Tu en sortiras grandi.

Certains départs sont temporaires, d’autres sont permanents. Que ce soit une personne toxique ou la personne la plus importante de notre vie qu’on doit laisser partir, le processus est le même. Lâcher prise est un acte courageux et fort qui prouve qu’on s’aime assez pour se respecter. Sois fort et courageux!

Par Marie-Lou Noël

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