tranche de vie

Dans les chaussures d’une éducatrice en service de garde.

Je suis éducatrice depuis 16 ans dans la petite enfance. J’adore mon métier, c’est tellement gratifiant d’être entourée d’enfants. Mon grand rêve était d’être enseignante au primaire. J’ai réalisé une partie de mon rêve en travaillant dans la petite enfance.

Cette année, j’ai décidé, plutôt j’ai eu un coup de tête, de travailler dans un service de garde scolaire. Pour quelle raison? L’horaire m’intéressait afin de pouvoir bloguer et faire du coaching dans les familles. En suivant mon coup de tête, je passa l’entrevue et on m’offrit un poste. C’était loin de l’horaire que j’avais imaginé! Alors, j’ai refusé le poste pour faire, à la place, du remplacement lors de ma journée de congé.

Mon plan était parfait, mais …

J’ai été appelé pour mon premier remplacement dans un groupe de 1ère année à l’école de mes enfants. J’étais toute contente et tellement stressée. Cependant, j’étais loin d’imaginer qu’une petite heure de dîner pouvait me faire perdre 10 livres de sueur!! C’était assez intense. Premièrement, je me suis faite enterrer par une dizaine de plats à réchauffer au micro-onde, j’avais à gérer le lavage des mains, les petites chamailles entre amis et m’assurer que tout le monde a bien mangé.

Deuxième remplacement, je suis avec un groupe de 5e année, je me dis c’est facile, je connais la plupart, car mon fils est en 5e. Je prends soin d’amener des jeux de la maison et tout va relativement bien. Mais, j’ai un peu de misère à connaître toutes les règles, j’en ai posé des questions et fait des gaffes de débutantes, comme: brancher les micro-ondes dans la mauvaise prise.

Lorsque je suis venue remplacer une troisième fois, je suis tombée avec un groupe plutôt difficile, car depuis que leur éducatrice était blessée, j’étais la 5e personne qui passait dans leur groupe depuis une semaine. Ça commençait déjà avec le dîner où j’ai dû imposer rapidement mes limites. J’ai essayé de changer l’atmosphère en se racontant des blagues. Une chance que j’avais l’après-midi pour me cracher dans les mains pour la suite.

Par contre, tout s’est gâté en après-midi où j’ai eu le goût d’abandonner mon super plan ( j’avais écrit ce texte). Tout ne marchait pas comme je voulais! J’avais tant de choses à apprendre, à retenir et à connaître. J’ai réalisé qu’être remplaçante, ce n’était pas facile! Je suis habituée avec les jeunes, mais dans la petite enfance. Je vous le dis, j’avais juste le goût que mon chiffre finisse pour pleurer en boule.

Alors, j’ai pris la décision d’aller voir un autre milieu, pour savoir si j’aimais le milieu scolaire. J’ai choisi un service de garde au hasard. Dès que j’ai commencé le remplacement, j’ai réalisé que j’avais fait le bon choix; je devais juste être patiente pour me laisser le temps d’apprendre. De plus, j’ai appris à demander ce que j’ai besoin pour mieux faire mes remplacements.

Je suis retournée dans le premier milieu, en demandant ce que j’avais besoin. Ça m’a enlevé une grosse charge sur les épaules; un stress de moins. J’ai fait d’autres erreurs, mais ça ne m’a pas empêché de faire ce que j’aimais.

J’ai sous-estimé le travail des éducatrices auprès de nos jeunes. Même si elles travaillent des heures coupées, elles sont bien occupées. Sur l’heure du dîner, elles doivent répondre à toutes les demandes des jeunes, s’assurer qu’ils ont mangé à leur faim, faire de la discipline pour que ça soit un moment agréable et replacer la classe de l’enseignant. Elles font ça dans un temps record, car elles doivent être sorties dehors pour 12hres15. Le soir, c’est une autre réalité. Elles organisent des activités en gérant les départs et les enfants qui en ont assez d’être à l’école. Ce n’est pas facile de faire plaisir à tout ce petit monde. Je leur lève mon chapeau!

Depuis que j’ai porté leurs chaussures, je sais que les éducatrices sont précieuses pour nous, les parents.

Chères éducatrices,

 Merci d’avoir à cœur le bien-être de nos jeunes!

Merci de créer de belles activités!

Merci d’être présentes dans nos vie!

Par Miss Simplicité

* J’ai mis le féminin pour désigner les éducatrices, car c’est majoritairement des femmes. Mais, ça n’enlève rien aux éducateurs. Ils font également du très bon travail et apportent un petit quelque chose de différent à nos jeunes.

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