collaboratrices

5 Minutes pour moi s’il-vous-plaît

Par Pascale Pellemans

D’un brusque coup de hanche, Elizabeth ferme la porte derrière elle. La voilà bien à l’abri, dans sa chambre. Bien sûr elle entend encore la voix de son grand se plaindre de la famine qui le guette si elle ne sort pas faire le souper immédiatement, tout comme celle plus nasillarde de sa petite qui crie à son grand frère qu’elle veut dessiner. Son téléphone se mettant a sonné, la jeune femme le met sous silence et le lance sur le lit. Plus tard… rien ne presse pour le moment.

Pour l’instant, elle doit trouver une façon de décompresser, de relaxer, elle n’en peut tout simplement plus. Son patron si demandant ces temps-ci avec des milliers de requêtes de dernière minute, les enfants qui lui tournent autour en réclamant toute sorte de choses, même le chien s’y était mis ce soir, décidant de salir la maison entière en rentrant avec ses pattes sales et se précipitant partout à travers le salon et la cuisine avant qu’elle ne le rattrape dans la salle à manger pour l’arrêter et lui nettoyer les pattes.

Les coups frappés à sa porte, puis la voix, en pleine mue, de son fils, lui rappelle qu’elle devra bientôt sortir de sa cachette… Il faut d’abord qu’elle se détend, mais comment? Tout de suite l’idée du bain chaud remplie de mousse lui vient en tête, mais, avec à peine 5 minutes devant elle c’est impossible. Aller prendre une bonne marche est aussi hors de question avec un laps de temps aussi court.  

 Puis, ses yeux se posent à nouveau sur son téléphone, lancé sur le lit il y a quelques instants à peine, avant de se poser sur ses écouteurs, juste à côté sur la table de chevet.

La solution à son problème vient à elle instantanément. Elizabeth s’empare alors de son appareil, démarre son application musicale et y lance son morceau de musique préférée pour la situation : de la musique relaxante celtique. Un peu de flûte de pan vient égayer ses oreilles, mélangée avec touts ces instruments et ces sons apaisants, capables de dire à son cerveau de relaxer.

Enfin, lentement, elle se retourne pour sortir de la chambre, les écouteurs toujours sur les oreilles, le sourire aux lèvres. Le pouvoir de la musique de détente sur son cerveau commence déjà à faire effet et, paisiblement, elle regarde ses deux enfants tout en se dirigeant vers la cuisine où elle pourra faire le souper tranquillement, enfin apaisée.

 Par Pascale Pellemans

 

 

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